Barclays lance son offre d'achat sur ABN AMRO
La banque britannique Barclays a officiellement lancé son offre d'achat en numéraire et en actions sur la néerlandaise ABN AMRO, lundi 6 août. Le consortium rival emmené par la Royal Bank of Scotland (RBS), qui a lancé sa propre offre le 20 juillet, a de son côté confirmé qu'il n'avait plus de différend avec le directeur général de la banque néerlandaise. L'assemblée générale des actionnaires de Fortis, membre du consortium RBS, tout comme l'espagnole Santander, a approuvé massivement le lancement de l'offre de rachat. Enfin, ABN AMRO a annoncé qu'elle organisera, le 20 septembre, une assemblée générale extraordinaire pour étudier les deux offres d'achat dont elle est la cible.
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MOYEN DE PRESSION
Dans un communiqué commun, ABN et les trois banques du consortium déclarent que ce dernier "accepte la version d'ABN AMRO qui l'a assuré que, contrairement à ce qui a été dit dans la presse, M. Groenink n'avait jamais émis une recommandation de vote aux actionnaires de Fortis". Le texte poursuit : "ABN AMRO et le consortium ont en outre convenu de continuer un dialogue constructif en vue d'éclaircir tout malentendu concernant l'offre du consortium sur ABN AMRO, et de maintenir un niveau de jeu égal" avec Barclays. Ils précisent par ailleurs qu'il "n'y a pas de litige concernant la rentabilité de la division néerlandaise entre RBS et Fortis".
Une lettre de M. Groenink à M. Goodwin, qui avait filtré dans la presse britannique la semaine dernière, montrait que ce dernier s'inquiétait des chiffres de bénéfices retenus par le consortium pour les activités néerlandaises d'ABN AMRO, qu'il estimait surévalués. Cette prise de position était apparue comme un moyen de faire pression sur les actionnaires de Fortis, qui récupérerait ces activités en cas de victoire du consortium.













