Loi Pécresse : 41 universités toujours touchées, le Snesup appelle à la mobilisation
Une quarantaine de sites universitaires étaient perturbés ce matin par la mobilisation étudiante contre la loi Pécresse, dont 28 bloqués à des degrés divers, selon des sources concordantes. Le ministère de l'Enseignement supérieur a comptabilisé avant midi «35 sites universitaires perturbés à des degrés variables» dont «cinq fermés».
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Votes par internet sur le blocage
Aux universités de Nantes et Rennes 2, les présidents ont décidé d'organiser des consultations par internet de leurs étudiants sur la poursuite ou non du blocage de leur faculté. A Rennes, les résultats seront annoncés par huissiers de justice, a précisé la présidence de cette université qui compte 18 000 étudiants. Elle a souligné qu'il s'agissait d'une consultation et non d'un vote, ce dernier devant répondre à un cadre très précis et faire l'objet d'une autorisation de la CNIL. A Nantes, à peine commencé, le vote électronique a déjà été contesté. Un militant de l'Unef, Mathias Tessier, a affirmé que le «vote n'était pas sécurisé»: «Nous venons d'en faire la démonstration, en prenant un nom d'étudiant au hasard nous avons pu voter à sa place.»
Dans ce contexte, douze directeurs d'unités de formation et de recherche de l'université Lille III (Lettres et sciences humaines), bloquée par les étudiants opposés à la loi LRU, ont mis en garde aujourd’hui contre les conséquences sur les cours et examens en cas de «blocage prolongé.» «Si le blocage continue, il sera impossible de rattraper l'ensemble des cours qui n'auront pas lieu», ont-ils indiqué dans un communiqué. «Il ne sera pas possible d'assurer une session d'examen à d'autres dates que celles initialement prévues, à l'issue de ce semestre», ont-ils indiqué, évoquant les «risques liés à un blocage prolongé».
Pour l'Unef, «une issue est encore possible»
Pour sa part, le Snesup-FSU, majoritaire dans le supérieur, a appelé à «faire des journées des 22 et 27 novembre prochains de nouveaux temps forts des mobilisations» contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités. Les étudiants réunis en coordination nationale le week-end dernier à Tours ont appelé étudiants et lycéens à la grève et la manifestation un peu partout en France jeudi. Ils ont également appelé à «une date de mobilisation interprofessionnelle le 27.»
De son côté, le syndicat étudiant Unef a regretté aujourd’hui que Valérie Pécresse «refuse obstinément» d'ouvrir des négociations alors que, selon lui, «une issue est encore possible» à la crise étudiante contre sa loi. «On ne met pas l'abrogation de la loi comme préalable aux négociations», a assuré Bruno Julliard, président de l'Unef. «Une issue est encore possible, la balle est désormais dans le camp du gouvernement», estime l'Unef dans un communiqué. Pour lui, «en refusant toute négociation, le gouvernement porte la responsabilité de la radicalisation du mouvement.»
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