Pour DSK, Hollande est «le principal responsable» de la défaite présidentielle
Dominique Strauss-Kahn a affirmé lundi sur RMC et BFM-TV que le premier secrétaire du PS François Hollande était «le principal responsable» de la défaite présidentielle, qui crée «évidemment une crise» au Parti socialiste. «Le PS, depuis 2002, a été incapable de se renouveler» et François Hollande en est «le responsable principal», a-t-il dit. Le député du Val-d’Oise a ironisé sur la proposition de François Hollande d’organiser «des assises pour refonder un grand parti de la gauche». «C’est un aveu (…) Cela veut dire qu’on n’est plus un grand parti de la gauche», a-t-il ajouté. Le premier secrétaire du parti socialiste proposait hier la création d’un parti qui «couvre tout l’espace qui va de la gauche, sans aller jusqu’à l’extrême gauche, jusqu’au centre-gauche ou au centre».
Selon Dominique Strauss-Kahn, ce n’est pas le nom du parti qui est en cause, «ce sont les idées». Il plaide pour «un socialisme du réel, ancré dans la réalité». «Depuis des années, on ne tranche rien» au PS, a-t-il déploré. De la défaite du 6 mai, «on est tous responsables à la mesure des responsabilités qu’on a exercées». «Plus la responsabilité est grande, plus on est responsable», a-t-il expliqué.
Dominique Strauss-Kahn s’est déclaré opposé à une désignation très rapide du candidat pour la présidentielle 2012, prônée samedi par Ségolène Royal, candidate malheureuse au scrutin 2007, jugeant que «cela n’a pas de sens». Il a toutefois reconnu que choisir le candidat six mois avant le scrutin, «c’est trop tard». Le mieux, selon lui, c’est de prévoir une désignation «un an ou un an et demi» avant la présidentielle.
Interrogé sur les contacts entre le président élu et des personnalités de gauche telles que Bernard Kouchner ou Hubert Védrine, Dominique Strauss-Kahn a indiqué que «chacun est libre». Le député du Val d’Oise a cependant évoqué le risque d’«une trahison de soi-même».














