Des actes de sabotage sur les lignes TGV

Des actes de sabotage sur les lignes TGV

La direction de la SNCF a évoqué ce matin une "action coordonnée de sabotage" sur quatre lignes à grande vitesse. La CGT dénonce des "actes inqualifiables commis par des lâches". Lire l'article

«Réalisme» à Marseille, grève maintenue aux Lilas

2007.11.23 - France - Source: WWW.LIBERATION.FR - Commentaires [0]

«Tenir la grève jusqu’au 18 décembre ? Faut être réalistes. On a des familles.»

Deux AG, ce matin, gare Saint-Charles à Marseille. La première à voter, celle des employés de l’Equipement, décide de la suspension de la grève à 112 voix, contre 64 pour la reconduction (sur 191 votants). «Une façon de ménager sa monture», explique Marc Pastorelli (CGT). «On suspend et on attend les négociations, indique Patrick Boubals (CGT). Si on voit que c’est creux, on repartira encore plus fort.»

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Deuxième AG, celle des agents d’exploitation, même résultat : 67 pour la suspension, 45 pour la reconduite de la grève, sur 112 votants. Les positions de la CGT ont gagné, contre Sud et FO qui voulaient poursuivre le mouvement. Pourquoi ? D’abord, par réalisme : «On voulait des négociations, on les a, dit Patrick Boubals. Tenir la grève jusqu’au 18 décembre [fin prévue des négociations] ? Faut être réalistes. On perd de l’argent. On a des familles.»

A Sud, on ne comprend pas ce raisonnement: «C’est sidérant, dit Frédéric Michel. Huit jours de grève pour ça, c’est incroyable. Rien n’a avancé. Que du saupoudrage, des cacahuètes.» Sud, bastion de radicalité ? «Quelle radicalité, demande Frédéric Michel. C’est juste le respect du mandat des cheminots. On est entrés en grève sur certains points, on n’a pas eu satisfaction, donc on continue !»

Gilbert Dhamelincourt (FO) opine : «Je ne suis pas jusquauboutiste, mais je ne me vois pas appeler à la reprise ! On avait un mandat, les points contestés n’ont pas été enlevés.» Un cheminot lâche : «De concret, il n’y a rien. Juste un calendrier. On a eu des miettes.» Un agent de l’équipement regrette un manque d’engagement : «On aurait dû bloquer ! Pas de train. Le jeu du chat et la souris, avec les CRS, on sait faire.» Un autre : «On a perdu la guerre ! D’habitude, on négocie, et si ça n’aboutit pas, on fait grève. Là, on a fait huit jours de grève juste pour arriver à des négociations. C’est le monde à l’envers !»

Mais pour André Ori (CGT), il faut «garder ses forces pour d’autres formes d’action.» Il assure : «Ce n’est pas terminé.» Et il faut tenir compte du contexte : «On est partis à 75% de grévistes. On en est à 22%.»

De notre correspondant à Marseille, Michel Henry

Aux Lilas, «la grève n’est pas terminée pour nous»

Le refrain est connu, mais la rime est bienvenue: «Des retraites de misère pour être dans la galère, non merci Mr 173%.» L’adresse au président de la République et à son augmentation a été placardée sur le mur d’enceinte du dépôt de bus RATP aux Lilas (Seine-Saint-Denis) qui emploie près de 800 personnes et gère 14 lignes, dont 11 de banlieue.

Depuis le début du mouvement le 13 novembre, le discours reste ferme. «La grève a été reconduite ce matin», annonce Alain Soula, le délégué CGT et machiniste depuis dix-huit ans. Il recommande à ses camarades de se déclarer gréviste dès maintenant pour la journée de demain.

Des drapeaux FO et CGT coiffent l’entrée du portail. Sur le seuil du bâtiment, un membre du personnel de la RATP «veut éviter» que la presse rencontre les grévistes dans les murs du dépôt. Le grand brasero installé dans la cour au début du conflit a été remisé. Fini les merguez et la sono bruyante. La barrière d’entrée est abaissée. La sécurité veille au grain.

A demi-mot, les membres de la CGT reconnaissent que la mobilisation est moindre, même si «l’unité syndicale persiste»: «40% de grévistes selon la direction, mais on fait dire ce que l’on veut aux chiffres.»

«La grève n’est pas terminée pour nous. Mais elle va être suspendue», reconnaît Alain Soula. Son collègue Alain Cheze, vingt-deux ans de conduite au compteur, précise que les «gars vont garder des billes pour plus tard, pour se remettre en grève s’ils n’obtiennent pas ce qu’ils souhaitent, car ils veulent du concret. L’entreprise pourrait très bien faire face à une explosion plus tard, même pendant les vacances de noël s’il le faut».

Pour ces machinistes, le début des négociations, «c’est du vent. Il n’y a rien sur la table. On va démarrer un cycle de discussions le 26 novembre qui va s’étaler jusqu’au 13 décembre. Mais pourquoi attendre et faire durer les négos?»

Et si, comme à la SNCF, certaines primes étaient prises en compte dans le calcul des retraites? «Vous savez, les primes à la RATP, ça correspond à 10 euros par ci, 16 euros par là, parfois 50 euros. Pour les machinistes, cela ne représente jamais beaucoup.»

Et pas de débat sur le paiement des jours de grève: «On n’y pense même pas», assène un machiniste. Alain Soula: «En 1995, mes 22 jours de grève ont été retenus pendant onze mois.»

Au dépôt des Lilas, on guette l’usure et la fatigue. Jeudi après-midi, les délégués vont aller à la «pêche aux infos» dans l’ensemble du réseau de la RATP alors que la reprise se dessine.

Demain matin, les camarades décideront en AG des suites du mouvement, après dix jours de mobilisation.

Arnaud Vaulerin Liens sponsorisés var contextPubDoc = rObj.getFirstObjProp(curRubId,"pubContextDoc"); if (contextPubDoc==null || contextPubDoc.length==0) { contextPubDoc = "defaut"; } /* document.write( "" ); */ document.write( "" ); if( zSr != null ) { var k; for( k=6; (k < zSr>'+zSr[k+3]+'' ); document.write('' + zSr[k] + '' ); document.write('' + zSr[k+4] + '

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