Arche de Zoé : les trois Espagnols et le pilote belge libérés
es trois Espagnols et le Belge inculpés au Tchad de "complicité" avec l'association française L'Arche de Zoé ont été remis en liberté vendredi 9 novembre par le juge d'instruction, et devaient être rapidement rapatriés dans leur pays. Les pilote, copilote et auxiliaire de vol de la compagnie aérienne catalane Girjet, avaient été présentés au juge en début de matinée."Nous sommes très contents et surtout soulagés", ont-ils déclaré à la presse en arrivant au palais de justice.
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Six Français, membres de l'association L'Arche de Zoé, restent détenus à N'Djamena pour enlèvement et escroquerie après avoir tenté de faire sortir du Tchad 103 enfants âgés d'1 à 10 ans qu'ils présentaient comme des orphelins du Darfour. Quatre Tchadiens sont également inculpés et écroués dans cette affaire. Au cours d'une confrontation avec le juge d'instruction, le président de l'association Eric Breteau a dédouané les trois Espagnols, le pilote belge, âgé de 75 ans, et trois des quatre Tchadiens accusés de "complicité d'enlèvement".
PERQUISITION AU SIÈGE DE L'AGENCE CAPA
De son côté, l'Unicef a annoncé vendredi à Genève que 99 des 103 enfants avaient été identifiés. Seuls quatre,"trop petits pour pouvoir s'exprimer" n'ont pas été en mesure de donner leur nom et le nom de leur village. La plupart sont Tchadiens. "Il faut compter quinze jours pour achever le travail de recoupement et de vérification. La réunification suivra, mais il faudra au total plusieurs semaines, les villages étant répartis sur une zone très vaste et d'accès difficile", a déclaré devant la presse la porte-parole de l'Unicef, Véronique Taveau.
Par ailleurs, sur ordre des deux juges d'instruction chargés de l'information judiciaire ouverte sur l'affaire de L'Arche de Zoé, une perquisition a été menée pendant plus d'une heure vendredi midi au siège de l'agence Capa à Paris, à laquelle appartient le journaliste Marc Garmirian, arrêté au Tchad avec les membres de l'association alors qu'il faisait un reportage sur leur opération, puis relâché.
"RUINER LA CRÉDIBILITÉ DES JOURNALISTES"
Dans un communiqué diffusé à l'issue de la perquisition, l'agence a affirmé que les deux juges voulaient que "leur soit remise la totalité des rushes du film dont Marc Garmirian est l'auteur et réalisateur, consacré à L'Arche de Zoé diffusé dimanche dernier sur M6". Elisabeth Beuvain, directrice de Capa, a assuré à la presse que les juges étaient repartis sans ces rushes.
L'agence et le journaliste ont précisé, en outre, qu'en réponse "à une réquisition judiciaire qui leur avait été adressée par la brigade de mineurs le 7 novembre 2007", ils avaient rappelé les dispositions légales les "autorisant à ne pas remettre les rushes dès lors que ceux-ci peuvent et doivent être considérés comme des sources, ou des informations permettant d'identifier des sources". Pour eux, "communiquer les rushes (...) ne pourrait que conduire à ruiner la crédibilité des journalistes". Ils ont également mis l'accent sur le fait que "la sécurité même de certains témoins rencontrés par Marc Garmirian serait susceptible d'être mise en péril".














