Au Liban, le président Lahoud promet des "mesures" avant de quitter ses fonctions
a séance parlementaire prévue vendredi 23 novembre pour l'élection d'un successeur au président libanais, Emile Lahoud, dont le mandat expire vendredi à minuit, a été reportée au vendredi 30 novembre, a annoncé le bureau du président du Parlement, Nabih Berri, également chef du mouvement Amal (opposition). Ce cinquième report a été provoqué par le boycott de l'opposition pro-syrienne, qui a empêché de réunir le quorum des deux tiers des élus nécessaire pour désigner un successeur à M. Lahoud.
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TRANSFERT DES POUVOIRS À L'ARMÉE
La majorité accuse l'opposition de vouloir un président inféodé à la Syrie et à l'Iran. La seconde est, quant à elle, convaincue que le pouvoir veut choisir un chef de l'Etat soumis aux diktats américains. Selon la Constitution libanaise, en l'absence de président, le pouvoir exécutif revient de fait au premier ministre Fouad Siniora. Mais le camp pro-syrien refuse cette hypothèse et menace de former un gouvernement parallèle. A ses yeux, le gouvernement de M. Siniora est illégitime, après la démission de cinq ministres chiites en 2006.
"Toute tentative de Fouad Siniora pour prendre les fonctions présidentielles [provoquera], en quelques heures, la descente de l'opposition dans les rues", a prévenu Wiam Wahhab sur Al-Manar, la chaîne du Hezbollah. Actuellement, le seul compromis possible serait qu'Emile Lahoud transfère ses pouvoirs à l'armée, afin d'éviter tout affrontement physique entre les partisans des deux camps. Avant même l'annonce du report, le général Michel Suleiman, commandant en chef des armées, avait demandé aux soldats libanais "de ne pas être indulgents ou passifs" et de privilégier "l'appel au devoir" à la politique.














