Hamas et Fatah s'affrontent à l'arme lourde à Gaza
Les affrontements interpalestiniens se poursuivaient, mardi 15 mai, dans les rues de Gaza, malgré les promesses des deux factions rivales, réitérées lundi soir, de tenir leurs militants hors des rues. Dix membres des forces de sécurité loyales au président palestinien, Mahmoud Abbas, ont été tués dans de violents combats à l'arme lourde avec des hommes du mouvement islamiste Hamas.
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Par ailleurs, toujours près de Karni, un Palestinien armé a été tué par des tirs de soldats israéliens. Selon l'armée israélienne, les soldats ont repéré des hommes armés qui se dirigeaient vers la clôture et ont tiré, touchant l'un d'eux.
APPELS AU CALME SANS EFFET
Plus tôt dans la matinée, un membre du Hamas a été tué et un autre blessé par des inconnus qui ont ouvert le feu sur leur véhicule. Un universitaire proche du Hamas a par ailleurs été enlevé par des hommes armés. Le siège du ministère de l'intérieur et des positions de la Force exécutive du Hamas ont également été pris pour cibles dans la matinée de mardi. Ces attaques, imputées par les islamistes aux hommes du Fatah, n'ont pas fait de victime.
Les dirigeants palestiniens devraient renouveler leurs appels au calme, d'autant que ce mardi est un jour de deuil dans les territoires – la Naqba, qui marque l'anniversaire de la création de l'Etat d'Israël en 1948. Toutes les sirènes d'alerte ont retenti à 13 heures locales (12 heures, heure de Paris) dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée pour marquer cette "tragédie".
Lundi soir, les différentes factions palestiniennes avaient réaffirmé qu'elles feraient tout pour mettre fin aux affrontements, mais cet appel est resté sans effet.
Face à cette nouvelle flambée de violence, qui dure depuis vendredi, le ministre de l'intérieur, Hani Al-Kaouasmi, a démissionné lundi, refusant son statut de "ministre sans autorité".














