Jack Lang : «Je n'accepte pas le caporalisme»
Pourquoi annoncez-vous vous-même votre démission des instances du Parti socialiste?
Le climat humain s’est détérioré au PS. Et aujourd’hui, je ne me sens pas heureux dans cette maison. Je n’accepte pas le caporalisme. J’ai depuis cinq ans participé activement à de nombreux combats: les campagnes électorales, l’ouverture aux nouveaux adhérents, l’inscription des jeunes sur les listes électorales, l’élaboration du projet présidentiel. J’ai consacré beaucoup de temps, auprès de François Hollande, au PS. Je ne m’en plains pas. Je ne demande aucune reconnaissance. Ce serait trop demandé, car le mot «merci» est absent de la langue pratiquée actuellement dans les instances du parti. Mais au moins pourrait-on espérer une attitude respectueuse des personnes de la part de ses dirigeants
Vous visez le premier secrétaire?
J’ai soutenu François Hollande dans des circonstances parfois très difficiles pour lui. Mais je ne peux pas ne pas constater que la liste est longue, de Fabius à Strauss-Kahn, de Kouchner à moi-même, des personnalités à qui on a coupé les ailes. Mitterrand, lui, n’avait pas peur de s’entourer de personnalités fortes...
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