Le oui socialiste sur la voie de droite

Le oui socialiste sur la voie de droite

Europe. En choisissant d'approuver le traité, le PS s'éloigne un peu plus de la gauche. Lire l'article

L'ISF cannibalise les débats sur le pouvoir d'achat

2007.07.12 - Politique - Source: WWW.LIBERATION.FR - Commentaires [0]

Le projet de loi a été baptisé Tepa, pour «Travail, emploi, pouvoir d'achat» . A en juger par la tournure des débats à l'Assemblée nationale, il aurait mieux valu l'appeler «suppression de l'ISF». Depuis deux jours, alors que le Tepa doit instaurer la défiscalisation des heures supplémentaires ou créer le revenu de solidarité active (RSA), un seul débat agite les parlementaires de la majorité : l'impôt de solidarité sur la fortune. Avant-hier, un amendement de Gilles Carrez (UMP), le rapporteur général du budget, a fait passer l'abattement sur la résidence principale de 20 à 30 % pour les contribuables assujettis à l'ISF (lire ci-contre).

Remise en cause. Cet amendement a réveillé la gauche. «C'est une remise en cause de l'ISF, mais la droite n'a pas le courage de le dire clairement» , a réagi hier Didier Migaud, le président PS de la commission des finances. Beaucoup à gauche se disent pourtant prêts à discuter d'une remise à plat de l'ISF, «s'il s'agit de le rendre encore plus juste et plus efficace économiquement», comme le dit Didier Migaud. A droite, peu de députés se pressent pour défendre l'amendement. Hervé Mariton (UMP, Drôme), s'y risque mollement : «Les prix de l'immobilier ont fortement augmenté, c'est une adaptation logique.» D'autres préfèrent évacuer : «L'ISF est un impôt imbécile, confiscatoire, dit un élu UMP. En fait, c'est toute l'architecture de notre fiscalité qu'il faudrait revoir. On ajoute de la complexité de manière idiote.» Jean Arthuis, le sénateur UDF de la Mayenne, présent hier à l'Assemblée, a essayé aussi de justifier les attaques contre l'ISF : «Il y a beaucoup de gens exilés en Belgique qui seraient mieux en France.» Cette conviction, Charles Amédée de Courson (Nouveau Centre, Marne) la partage. Il propose un abattement de 300 000 euros sur la résidence principale, avec un plafonnement des niches fiscales. Un Charles Amédée de Courson qui, au fil de la discussion, devient le héros des débats à coup d'amendements qui agacent l'UMP et mettent à jour les failles du paquet ­fiscal.

Escargot. Toute la journée d'hier, le débat s'est poursuivi à une allure d'escargot, mais pas en vain. Les socialistes espéraient toutefois avoir levé un lièvre sur la question des heures supplémentaires. En application du slogan «travailler plus pour gagner plus», celles-ci vont être défiscalisées, c'est-à-dire sorties du revenu imposable du salarié. Mais elles seront comptées dans le «revenu fiscal de référence». Ce RFR sert notamment à calculer la taxe d'habitation ou certains tarifs de cantines scolaires. En clair, les heures supplémentaires ne seront pas défiscalisées pour les impôts locaux. «C'est reprendre d'un côté ce que la droite essaie de faire croire qu'elle donne de l'autre», explique un socialiste. Ainsi, certains salariés pourraient perdre le bénéfice d'une prime pour l'emploi contre quelques heures supplémentaires défiscalisées. Toute la soirée d'hier, la gauche a essayé de montrer que les heures supplémentaires défiscalisées ne feront qu'aggraver les conditions de travail des salariés.

Source

Poster un commentaire
Name 
E-Mail
Commentaire
Entrer le code de l'image

See also:

Avec Sarkozy, une entente très cordiale

Les deux hommes, qui se retrouvent aujourd'hui à Paris, exploitent leurs ressemblances.

Nicolas Sarkozy confie la présidence de l'UMP à une direction collégiale

La présidence par intérim sera assurée par Jean-Claude Gaudin, Pierre Méhaignerie et Brice Hortefeux, en attendant le prochain congrès du parti, à l'automne.

L'entourage de Nicolas Sarkozy esquisse le futur gouvernement

Michèle Alliot-Marie obtiendrait l'intérieur, Brice Hortefeux l'immigration et l'identité nationale, selon des sources concordantes.

Bernard Kouchner aurait accepté d'entrer au gouvernement

"Libération" l'affirme, Bernard Tapie en est "sûr" : l'ancien ministre socialiste est prêt à prendre en charge les affaires étrangères.

L'«ouverture» de Sarkozy sème la discorde à gauche... et à droite

Les fidèles du président élu se divisent sur son projet d'inclure des personnalités de gauche et du centre dans le gouvernement. Tandis que des voix s'élèvent, à gauche, pour dénoncer ceux qui pourraient se laisser tenter.

Partenaires

Annuaire Ce site est listé dans la catégorie Dictionnaire gratuit