Le gouvernement envisage l'installation d'un système de vidéosurveillance à l'échelle nationale
l'aune de l'enquête rapide menée par la police britannique après les attentats ratés de Londres et Glasgow, la France envisage désormais la mise en place d'un "plan de grande ampleur de caméras en France", a annoncé, mardi 4 juillet, le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, qui indique que Nicolas Sarkozy a demandé au gouvernement de mener une réflexion en ce sens.
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M. Wauquiez a fait valoir que le système de surveillance britannique, qui compte quelque 4,2 millions de caméras à travers le pays, permet "d'assurer mieux la sécurité du territoire". "Le but, c'est [de] voir dans quelle mesure ce système peut permettre ou non d'améliorer la sécurité en France", a-t-il poursuivi, s'attendant à des propositions concrètes de la part des ministres "rapidement".
65 000 CAMÉRAS À LONDRES, 300 À PARIS
La question de la surveillance électronique comme arme contre le terrorisme avait déjà refait surface, en début de semaine. François Fillon l'avait évoquée, mardi, lors de son discours de politique générale, estimant que la France n'était "pas à l'abri" du terrorisme. Lundi, Philippe Goujon, député UMP du 15e arrondissement et président de la fédération UMP de Paris, avait, quant à lui, demandé la mise en place "urgente" d'un système de vidéosurveillance dans la capitale.
M. Goujon, qui avait déjà fait une demande similaire devant le conseil de Paris en 2005, juge que Paris, qui ne possède que 300 caméras de surveillance, est très en retard en la matière. Il en veut pour preuve qu'à Londres, où il en existe plus de 65 000, "on a constaté une baisse de la délinquance". Il a indiqué qu'il présentera à nouveau sa proposition au conseil de Paris, le 16 juillet.
La loi d'orientation n° 95-73 du 21 janvier 1995 relative à la sécurité stipule que toute "installation d'un système de vidéo surveillance [...] est subordonnée à une autorisation du représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, du préfet de police". La CNIL ajoute que ces installations sont également subordonnées à "l'avis d'une commission départementale, présidée par un magistrat de l'ordre judiciaire".














