Le projet de loi sur la récidive examiné à l'Assemblée
La garde des Sceaux a défendu cet après-midi à la tribune du Palais-Bourbon son projet de loi sur la récidive, plaidant pour une «justice sereine, claire, compréhensible». «Ce n'est pas un texte partisan. C'est un texte qu'attendent les Français parce qu'il s'attaque au coeur du sujet qui fonde leur inquiétude», a déclaré Rachida Dati d'une voix trahissant son émotion pour son premier discours à l'Assemblée nationale.
Peu avant son intervention devant les députés, la ministre de la justice, malmenée par le départ récent de quatre membres de son cabinet puis par les révélations sur les déboires judiciaires de son frère, a reçu le soutien du secrétaire général délégué de l'UMP, Patrick Devedjian et du président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer.
Le premier a salué «la force de caractère» de la ministre «qui assume de façon remarquable le poids que les médias font désormais peser sur elle, et condamne de la façon la plus ferme les attaques et amalgames dont elle est aujourd'hui la victime».
Faisant également référence à ces attaques dont serait victime Rachida Dati, Bernard Accoyer a fermement demandé qu'elles «cessent». «Ces attaques ont des relents insupportables faits de jalousie et de xénophobie. Elles sont inqualifiables et malheureusement rappellent les pires heures de notre République», a-t-il dit.
La semaine dernière, Nicolas Sarkozy était lui-même venu à trois reprises à la rescousse de Rachida Dati, lui réaffirmant sa «confiance», son «amitié» mais aussi son «obligation de réussite».
Déjà adopté par le Sénat (avec les seules voix UMP et centristes), le projet de loi est critiqué par les syndicats de magistrats et les travailleurs sociaux. Preuve de l'importance symbolique que veut lui donner le gouvernement: ce sera le premier projet de loi de la nouvelle législature à faire l'objet d'un vote solennel, comme il en a été décidé mardi matin à la conférence des présidents.
Une centaine d'amendements a été déposée sur ce projet, examiné selon la procédure d'urgence (une seule lecture par assemblée), et que l'exécutif espère voir définitivement voté le 3 août.














