Pécresse appelle les non-grévistes à faire «entendre leur voix»
Face à la montée de la contestation et des blocages qui touchent de nombreuses universités, Valérie Pécresse en appelle aux non-grévistes. «La solution, c'est que les étudiants aillent dans les assemblées générales», a-t-elle affirmé ce matin France Inter. «Que les étudiants qui sont ultra majoritaires et qui veulent aller en cours et qui veulent suivre une scolarité normale (...) que ces étudiants-là se déplacent et fassent entendre leur voix», a lancé la ministre.
La ministre a exclu l’idée d’organiser le rattrapage des cours empêchés, ainsi que l’évacuation des campus par la force. «L'Etat ne peut pas provoquer des troubles à l'ordre public en allant au conflit quand il y a blocage», a-t-elle déclaré, dénonçant une «arme redoutable» parce qu'«extraordinairement brutale et conflictuelle.» Des étudiants qui voulaient occuper de nuit les facs de Tolbiac, la Sorbonne et Nantes ont pourtant été délogés par les CRS cette semaine, sans faire de heurts.
Valérie Pécresse a par ailleurs estimé que la loi sur l'autonomie des universités, votée cet été par le Parlement, ne constituait pas un désengagement de l'Etat. Pour se justifier, elle évoque la promesse électorale du candidat Nicolas Sarkozy d'augmenter de 50% en cinq ans le budget des universités. «Cela veut dire qu'aujourd'hui on a dix milliards (d'euros) d'aide publique aux universités (...) qui vont devenir quinze milliards d'euros à la fin de 2012», a-t-elle souligné.
La commission des Finances de l'Assemblée a adopté hier plusieurs amendements au budget de l'enseignement supérieur, dont un triplement des crédits consacrés à la rénovation des logements étudiants, qui passe de 5,75 à 16,75 millions d'euros. Un deuxième amendement permet de garantir les crédits consacrés aux logements étudiants dans les contrats de projets Etat-Régions. Enfin, la commission a également adopté des dispositions permettant d'augmenter de 5 millions d'euros les crédits des IUT.














