Sarkozy et Merkel veulent une meilleure transparence du capitalisme financier
Nicolas Sarkozy a déclaré, lundi 10 septembre, à Meseberg (Allemagne), qu'il s'était mis d'accord avec la chancelière allemande, Angela Merkel, pour exiger la transparence dans le capitalisme financier. Leur déclaration commune demande à la présidence portugaise de l'Union européenne de définir une approche coordonnée pour les réunions d'automne du FMI et pour le conseil européen de mars prochain.
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"UN CAPITALISME POUR LES ENTREPRENEURS"
"On ne peut plus laisser quelques dizaines de spéculateurs mettre par terre tout un système international, emprunter dans n'importe quelles conditions, acheter à n'importe quels prix, ne pas savoir qui prête", a lancé M. Sarkozy. "Cette absence de transparence ne peut plus durer. Nous voulons de la transparence. Nous voulons de la régulation. Nous voulons un capitalisme pour les entrepreneurs et non pas pour les spéculateurs", a-t-il encore déclaré. "Nous avons besoin de plus de transparence sur les marchés financiers", a appuyé la chancelière allemande, insistant pour que l'Europe se saisisse de ce dossier.
Paris et Berlin s'inquiètent aussi dans leur déclaration commune des obstacles non tarifaires aux échanges, qui atteint dans le monde des "proportions alarmantes", "de même que les pratiques déloyales au niveau de l'économie mondiale, notamment les taux de change influencés par des considérations politiques".
Nicolas Sarkozy a par ailleurs invité l'Allemagne à adopter une politique énergétique qui rejoigne celle de la France, laquelle accorde la priorité au nucléaire.














