Entre les gouttes, passe Bartoli et trépasse Mauresmo
Douchée, essorée, et bien loin de son niveau de 2006. Amélie Mauresmo, tenante du titre à Wimbledon, s'est fait sortir hier par la Tchèque Nicole Vaidisova en huitième de finale (7-6, 4-6, 6-1), dans un match à nouveau saucissonné par les averses qui font du tournoi 2007 le plus pluvieux depuis vingt-cinq ans. La Française, qui a perdu la première manche au tie-break après avoir eu trois balles de set, a refait son retard avant de sombrer dans le troisième set, balayée par la canonnière tchèque de 18 ans (tête de série n° 14). «Tout est allé mal. Le service ne marchait pas bien. J'ai du mal à retrouver la confiance . Je n'ai jamais ressenti les sensations de l'année dernière», a déclaré Mauresmo, consciente d'évoluer «loin de son meilleur niveau». C'est la première fois depuis 2001 que le tournoi londonien s'arrête aussi vite pour la Française qui a le plus grand mal à confirmer sa belle année 2006 (deux titres du grand chelem et une place de numéro un mondiale). Perturbée par une opération à l'appendicite en mars, elle n'a gagné qu'un tournoi en 2007, à Anvers. Elle avait déjà été éliminée prématurément à l'Open d'Australie et à Roland-Garros, les deux fois par la jeune Tchèque Lucie Safarova. La nouvelle désillusion survenue hier devrait la faire reculer à la limite du top 10, son plus mauvais classement depuis 2003. Mais il y aura une Française en quart de finale. Marion Bartoli, 19e mondiale, est venue à bout de la Serbe Jelena Jankovic, troisième au classement mondial en trois sets (3-6, 7-5, 6-3). Bartoli, 22 ans, a profité de la fatigue accumulée par son adversaire (68 matches joués depuis le début de l'année, et un duel à rallonge contre Safárová au tour précédent) pour atteindre son premier quart de finale en grand chelem. Et se venger au passage de la fessée que lui avait infligée la Serbe à Roland-Garros (6-1/6-1). «Ce n'est pas une aussi grande surprise que ça. Je suis dans les vingt meilleures mondiales, je savais que je pouvais faire un quart en Grand Chelem. J'étais plus forte physiquement qu'elle à la fin, a commenté Bartoli, qui s'est découvert le pied vert. L'herbe est une de mes meilleures surfaces. Je me suis aperçue que je frappais mieux la balle et que je me déplaçais mieux.» La Française peut rêver à une demi-finale. Sa prochaine adversaire, la Néerlandaise Michaëlla Krajicek, 45e, est la moins cotée des joueuses encore en course.














