Mondial de rugby 2011: la participation des "petites équipes" menacée
a Namibie, la Roumanie ou le Portugal ont-ils leur place dans la Coupe du monde ? Les premiers matches ont montré l'envie de jouer de pays où le rugby est en développement. Ces équipes apportent un peu de fraîcheur et de surprise à côté des grands chocs, attendus par tous, entre la dizaine de grandes nations qui dominent le rugby international. Mais, depuis une douzaine d'années, la professionnalisation du jeu a creusé le fossé entre les grandes nations et ces pays émergents, et les écarts énormes de niveaux et de scores lors de certains matches amènent l'International Rugby Board (IRB) à réfléchir à la réduction du nombre de participants à la Coupe du monde de 20 à 16 équipes.
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PHASE DE QUALIFICATION
En dépit de ces moments de ferveur dans les stades, le fossé qui existe entre les différentes équipes amène l'IRB à s'interroger sur l'opportunité de réduire à seize le nombre d'équipes qualifiées pour la Coupe du monde, dès 2011, pour l'édition qui se déroulera en Nouvelle-Zélande. Lors des éditions de 1987, 1991 et 1995, le Mondial se disputait déjà entre seize équipes, puis à partir de 1999, le nombre est passé à vingt.
Outre la volonté de mettre en scène des matches plus disputés et donc plus spectaculaires à vendre, le fait de pouvoir réduire le nombre de matches et donc la durée du tournoi mondial entre aussi en ligne de compte. L'édition 2007 court pendant six semaines, ce qui peut paraître long, notamment pour les joueurs.
Selon les éléments esquissés récemment par des membres du comité exécutif de l'IRB, sur les seize équipes en lice, douze seraient qualifiées automatiquement, selon un principe à définir, et les quatre autres sortiraient d'une phase de qualification qui se tiendrait en 2010. Par ailleurs, l'IRB cherche à promouvoir des tournois régionaux pour les équipes de deuxième niveau dans le Pacifique, en Amérique et en Europe.
Au classement mondial établi par l'IRB, fin août, le Canada se trouvait en treizième place, devant les îles Tonga, les Etats-Unis, la Roumanie, le Japon et la Géorgie. Le Portugal était 22e et la Namibie 24e. Pour toutes ces équipes, la diminution des équipes qualifiées obscurcirait leur avenir. "Si l'on n'avait pas cet objectif de participer à la Coupe du monde, nous n'aurions pas le soutien d'autant de gens au Portugal et le rugby aurait du mal à exister dans notre pays", souligne l'entraîneur portugais, Tomaz Morais.
Selon lui, la participation de son équipe à l'édition 2007 devrait générer, dans les années à venir, une forte croissance des licenciés au Portugal. Toutes les équipes en développement ont aussi à l'esprit les formidables progrès enregistrés par l'Argentine et l'Italie au cours des dernières années.
Graham Henry, l'entraîneur néo-zélandais, est venu en renfort de son homologue portugais pour défendre le format actuel de la Coupe du monde : "Ces matches sont importants pour le développement du rugby, a-t-il indiqué. Quand les Portugais vont rentrer chez eux après ce Mondial, ils seront bien meilleurs parce qu'ils auront rencontré de grandes équipes."
Le débat devrait être tranché lors d'un comité exécutif de l'IRB prévu à Paris du 17 au 19 octobre.
Bertrand d'Armagnac














