Recommandation favorable au maintien de Guy Roux à Lens
algré ses 68 ans, Guy Roux peut bien entraîner le RC Lens, a estimé, mercredi 11 juillet, la conciliation du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Il s'est prononcé en faveur du technicien bourguignon et son nouveau club de Ligue 1, qui contestaient le refus de la commission juridique de la ligue d'homologuer leur contrat parce que Guy Roux a dépassé la limite d'âge (65 ans) fixée par la charte du football professionnel de 1974.
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UNE CHARTE DÉPASSÉE
Une décision qui clot le tapage autour de Guy Roux, devenu malgré lui symbole du travail des seniors. Une issue plutôt prévisible : l'ensemble des composantes du football français soutenaient le célèbre entraîneur au bonnet, quatre fois vainqueur de la Coupe de France, et les plus hautes autorités de l'Etat, jusqu'au président de la République, s'étaient émues de son cas - "C'est plus la règle qui est vieille que Guy Roux", avait estimé Nicolas Sarkozy, tandis que la ministre des sports et de la santé, Roselyne Bachelot, s'était dite prête à "jouer un rôle de Mme Bons-Offices".
Cette affaire révèle surtout l'obsolescence d'une charte élaborée en 1974 après une grève des joueurs, et qui n'a jamais été retouchée depuis. Selon de nombreux connaisseurs du dossier, elle daterait également sur bien d'autres points. Là encore, le monde du football est d'accord dans son ensemble pour revoir cette charte, mais uniquement en commission paritaire, au terme de discussions entre partenaires sociaux (clubs-footballeurs).
C'est davantage la singularité de Guy Roux, consultant télé et radio depuis plus d'une décennie et à l'aise face aux micros, qui hérissait certains. D'autant plus que, comme l'a rappelé plusieurs fois l'Union nationale des entraîneurs et cadres techniques du football français (Unecatef), il était lui-même un légaliste pointilleux quand il présidait leur syndicat.














