Rugby : Vern Cotter a su redonner confiance à Clermont
Un problème, quel problème ? Alors que tous les supporteurs de l'ASM Clermont-Ferrand s'apprêtent à suivre la finale du championnat de France de rugby, qui oppose le club auvergnat au Stade français, samedi 9 juin au Stade de France, avec une bonne dose d'inquiétude, Vern Cotter affiche, lui, une belle décontraction, presque de l'insouciance. Oui, l'équipe que ce Néo-Zélandais aux traits volontaires entraîne depuis le début de la saison a déjà disputé et perdu sept finales du championnat. Non, il ne s'agit pas d'une fatalité. "C'est un traumatisme ici, dit-il. C'est pour ça qu'on n'en parle pas."
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Une fois de plus, la saison 2005-2006 de Clermont, l'un des clubs les mieux dotés du rugby français, avait été décevante. Bardée de stars venues du monde entier, l'équipe n'avait pas atteint les demi-finales du championnat de France, ni même réussi à se qualifier pour la Coupe d'Europe. Qu'a donc apporté l'homme du grand Sud pour conduire les jaune-et-bleu en finale du Top 14 ? Tout d'abord un demi d'ouverture australien aussi méconnu que talentueux, Brock James. Ensuite, sa grande connaissance du rugby français - il a joué ici (Rumilly, Lourdes, Saint-Pol-sur-Mer) pendant une dizaine d'années. Et puis une approche différente du travail - "avec lui, les plaintifs peuvent rentrer chez eux", indique Aurélien Rougerie, l'ailier de l'ASM et du XV de France. Mais surtout, Vern Cotter a donné à ses joueurs un bagage formidable : la confiance.
"GÉRER LE STRESS"
" Quand je suis arrivé, il y avait de la qualité dans cette équipe, mais les joueurs étaient en manque de confiance, ils avaient besoin qu'on leur redonne des repères sur le terrain, pour qu'ils aient du plaisir à jouer ensemble, rappelle-t-il. Ils ne savaient pas gérer le stress. Et le stress, il faut savoir le mettre sur les adversaires." Aux traditionnelles séances de préparation physico-tactique, il a donc ajouté un travail psychologique. Il n'est pas très disert sur la question. Mais il affirme que "des amis" vont le rejoindre la saison prochaine - il lui reste un an de contrat avec l'ASM - pour "avancer dans la façon de se préparer".
Parmi ces connaissances, "un psychologue de sport néo-zélandais" venu du monde du cricket sera chargé de donner "une autre dimension" à ce travail de préparation psychologique. Sa tâche sera considérablement facilitée si les joueurs de l'ASM, confiance en bandoulière, parvenaient à conjurer le sort qui les a fait chuter à sept reprises (1936, 1937, 1970, 1978, 1994, 1999 et 2001) devant le Bouclier de Brennus, le trophée des champions de France de rugby.














